En débat

Sciences cognitives, neurosciences et psychanalyse

Mes travaux sur les troubles du développement me confrontent régulièrement aux hypothèses émises par la psychanalyse, qui sont parfois en contradiction avec nos résultats. On peut voir un exemple de ce type de conflits dans certaines réactions suscitées par l'Expertise collective de l'Inserm sur la dyslexie.

Par ailleurs, les réactions et critiques de certains psychanalystes à l'encontre des recherches en neurosciences et sciences cognitives reflètent à mon sens une grande incompréhension de notre programme de recherche et une méconnaissance des données. A l'occasion de la table ronde "Neurosciences et Psychanalyse: confrontations en psychopathologie de l'enfant" (Colloque Psychologie et Psychopathologie de l'Enfant, Paris, 11/10/2007), j'ai écrit l'article suivant pour illustrer l'approche et certains résultats des neurosciences:

Ramus, F. (2007). Influences génétiques et psychosociales sur le développement cognitif. Le Journal des Psychologues, 251 (Octobre 2007), p. 27-30. (pdf preprint)

Récemment, les psychanalystes Elizabeth Roudinesco et Jacques-Alain Miller ont pris des positions violentes contre les sciences cognitives dans le Monde et dans Libération. J'ai écrit une réponse:

Ramus, F. (2008). Le cognitivisme veut-il la peau de la psychanalyse? Le Journal des Psychologues 268 (Juin 2008), 6. (texte)
Republié dans Science et pseudo-sciences 284, Janvier 2009.

Venant d'une perspective très différente, voici un autre texte portant sur le même sujet, qui a le mérite de montrer que Miller est loin de représenter le point de vue de l'ensemble des psychanalystes:Amselek, A. (2008). Pour la fin des positions monistes et totalitaristes ! Amselek